APRES L'AUTOMNE, L'HIVERT, YULE,
LE CRéPUSCULE DES DIEUX L'AURORE DES HOMMES

  

Depuis toujours, nous écrivons hivert avec un T.
Hétérographie qui préfigure notre destin, vouloir "voir", faire apparaître tout le caché des choses. C'est pourquoi l'hivert est notre saison préférée, car elle cache en son intériorité insondable le joyau verdoyant de la vie.
La neige luminescente, hagalsophiquement constituée, portée par dame "air" (HOLDA, HULDA, PERCHTA, HOLLE), se dépose sur les forêts ténébrales du pays.
Le sapin (HEIMDALL-YGGDRASIL) demeure cet arbre gardien-refuge des mondes éveillés pour nos vallées endormies. Il protége et équilibre les 3 ordres (9 mondes) subtils des hiérarchies naturantes hivernales.
Le monde est couvert, couvé, lové, caché, du manteau neigeux cristallin de la comète originelle, celle qui amena la vie en potentiel dans son sein (la fertilisation de notre terre c'est accomplie par la venue d'une comète sidérale, masse de glace incluant dans sa structure, HAGAL, des principes biologiques complexes prêts à se multiplier au contact d'un biotope accueillant).
Chaque flocon est unique dans sa structure complexe, Chaque flocon est la symbolisation suprême de la vie, la rune mère.
Dans sa structure elle incarne l'ensemble des figures. Observer bien la cristallisation façonnant les flocons de neige et vous verrez qu'à l'intérieur y naît l'ensemble des formes, structures, corps archétypaux constituant le cosmos (6 corps "platoniciens" sphère, cube, tétraèdre, octaèdre, icosaèdre, dodécaèdre).

 
Prenons un flocon de neige constitué en cristal d'eau.
Il est élaboré schématiquement ainsi :

  • une structure HAGAL "son cœur" (figure mère archétypale)
  • une partie de runes MAN
  • une partie de runes YR
  

{Nous pouvons aussi exprimer cette structure en 6 flèches (spermatozoïdes, TYR) qui converge vers un centre "fécondable" (ovule, HIERA), en suivant les lignes de l'HAGAL}. C'est le symbole de l'amour universel entre " la nature suprême et ses enfants ", inclut dans la structure HAGAL "porteuse".
Pour réaliser que les corps géométriques sacrés structurant la matière du cosmos (les 6 corps platoniciens) sont conservés dans cette structure mère, nous déterminons sphériquement les points d'équilibres extérieurs et intérieurs du flocon. Et relions ensuite l'ensemble des sphères entres-elles. Les sphères extérieures projettent en orange. Les sphères intérieures projettent en vert. Cet exercice est répété avec la roue qui intègre la unoscèle, la biscèle, la triscèle et la quadriscèle. Les sphères de l’unoscèle et de la biscèle projettent en jaune. Les sphères de la triskèle en violet et celles de la quadriscèle en vert.

Toutes les runes apparaissent, selon la « grille » de lecture que nous avons employée. Une attention particulière à la rune HIERA, initiatrice de la mise en mouvement de cette entité géométro-sophique. Elle se trouve à l'extérieure et à l'extrême centre en simultanéité dont le centre est partout et la circonférence nulle part. Ce qui permet de faire apparaître la figure mère dans le monde créé, de la faire exister. Sans cette rune la figure mère reste invisible à la création, et la création est invisible à elle-même, la création.

  

Il est possible d’interpréter autrement, de tracer d’autres figures selon les axes et les projections choisies. Voici une figure sur le même principe, avec les 12 maisons zodiacales se liant les unes avec les autres.

L’ensemble des corps est ainsi manifesté selon les axes déterminés et reliés entres-eux. Il est possible d’interpréter une indéfinité de formes géométriques dans les 1,2,3,… dimensions. C’est aussi de cette manière que la grande mystification, le grand leurre, la manipulation des esprits commence.

La neige est le pont (BIFRÖST) suprême des équilibres entre les trois mondes, celui de la glace, de l'eau, de la nuée (géants-source MIMIR / dieux-source D'URDAR / morts, HEL-source hvergelmir).

Les 3 états de l'eau se trouvent respectivement dans chacun des trois mondes mais avec une qualité propre au monde qu'elle occupe (la glace peut-être froide ou chaude !).
Lorsque nous marchons sur les chemins de la montagne, nous sommes en suspend, elle nous supporte, entre la terre et le ciel (la couche neigeuse nous permet d'être à 1-3 mètres au-dessus du sol !) dans un état intermédiaire, au milieu du pont. Il y a le silence, la clarté primordiale postsolaire et le silence.
La nature (ce qui est vivant, ce qui est vibrant, donc tout ce qui est) se trouve des 3 (6) côtés du pont.
D'où nous venons, elle est dans un processus de lutte héroïque totale et fébrile, en survie intuitive. Dans son combat crépusculaire ultime d'avec elle-même, celui du RAGNARÖK, elle lutte contre une partie d'elle-même. Elle (incarnée par les dieux ODIN…, les bons biens beaux êtres) lutte contre ses enfants rebelles (les géants LOKI…, les bêtes), contre sa terre infertile, ses arbres aux fruits mauvais aux sans-fruits.
Est-ce l'anéantissement par couple de puissances opposées ? Oui.
L'échéance de la joute divine est connue de tous, l'effondrement total implique la mort de la nature, nos dieux créateurs eux-mêmes y sont soumis dans leurs cycles correspondants.
C'est la seule voie possible, celle de la chasse sauvage sans nom, destin qui relie à la source même des sources.
Courage, c'est la mort inaugurale, entrée en l’Ordre. Revoilà l’Ordre du chaos primordial, où réside déjà d'autres déesses et dieux purifiés plus biens plus beaux plus blancs en une nouvelle terre des mondes (GIMLé).
Où nous allons, elle est sur-vie quintessencielle, sa force primordiale paroxystique rayonne dans le lieu inexistant du SID, en Cristallisation fertilisatrice qu'elle place dans le tronc de son cœur le plus intérieur. Sa matière cosmogonique réunie toute entière est plus légère qu'un flocon, tout en étant la totalité des flocons de la création.

Porté par la chasse sauvage sans nom, ODIN est mort vive ODIN

Nos dieux sont morts au champ de gloire du RAGNARÖK afin que nous-mêmes nous existions en une autre existence, la nôtre.
BESTLA, ODIN, FRIGG, JORD, EIR, THOR, SIF, BALDER, HODER, NANNA, TYR, HEIMDAL, … Sont maintenant l’Ordre du chaos primordial dans lequel nous retirons notre propre lumière destinale.
Rien ne sert de méditer sur des tombeaux vides.
Ce qui reste de leurs forces identitaires immaculées est en nous.
Sommes-nous, le couple symbolique (LIF et LIFTHRASIR), sur-vivants, autre-vivants, en devenir d'êtres aux 144 noms, ordonnateurs des 64 mondes, Reine Roi, enfants de la génitrice immuable (l’"arrière-grand-mère" AUDUMLA), parcourant, courbes droits courbes, les destins possibles, jusqu'au face à face monde-demon, de l’anéantissement triomphal, celui du prochain RAGNARÖK ?
Oui.

Pour que nos enfants soient des déesses des dieux.